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lundi 17 novembre 2014

la première critique littéraire de mon livre.

     Avant d'être publiée, je croyais que le but ultime de tout ce travail c'était la maison d'édition. De fait, je croyais que le jugement ultime était celui du comité de lecture. 
Si eux, professionnels distribuant au compte-goutte le Graal si précieux, estimaient que mon livre avait de l’intérêt alors c'est qu'il en aurait. 
Mais ça, c'était avant.


Je me suis pas acheté de nouvelles lunettes, mais ma naïveté s'est quelque peu confrontée à la réalité.
Je veux que mon livre se vende, parce que s'il se vend, il est normal que je continue à écrire. Les articles sur la dégradation des conditions de vie des auteurs ne manquent pas, et il ne faut pas se voiler la face : vouloir travailler comme auteur à l'heure actuelle c'est stupide. En fantasy en plus...
Mais écrire c'est ce qui me fait du bien, ce que je suis, ce qui me donne le sentiment d'être un Être accompli. 
Alors faute d'argent, j'ai besoin d'être lue pour que tout ça ait un sens.




Pourtant, chaque fois qu'une personne tient mon livre entre ses mains, la fierté que j'ai toujours imaginé ressentir est bridée par l'angoisse de la critique. Et s'il n'aimait pas ? Je voudrais être derrière chaque lecteur pour attendre en me rongeant les ongles de savoir ce qu'il en pense et pour m'excuser si l'histoire n'a pas été à la hauteur de ses attentes. Parce que j'ai enfin compris que la seule critique qui ait de l'importance, c'est celle du lecteur.

"Demain, lundi 7h" voilà comment Yannick de prose-café m'a annoncé hier soir qu'il avait fini de lire mon livre et qu'il allait le chroniquer. Quatre petits mots qui ne laissent rien entendre du contenu de la chose et qui me laissent seulement imaginer que son goût pour le suspens doit cacher un côté un peu sadique qui va faire mal s'il n'a pas aimé.
Non, évidemment, j'ai pas bien dormi !



Mais c'était positif.
Et comme chaque fois qu'on me fait un retour positif, ma gorge s'est serrée, et l'espace d'un instant, je me suis sentie sauvée. 

2 commentaires:

  1. Je comprends ton angoisse, ravie que cette première chronique t'ait boostée, bravo pour le chemin accompli!

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  2. Merci, j'ai fais que les premiers pas, le chemin est devant moi ;)

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